Nés des mains de créateurs d’aujourd’hui, les masques de la compagnie « l’Arche de Noé- Patrimoine et création » sont devenus aussi familiers que ceux rencontrés dans des rituels ancestraux et la survivance de certaines fêtes dans le monde : leur transmission à travers le théâtre possède sa propre histoire.

Conçus et travaillés rigoureusement pour des créations contemporaines, ils portent en eux des résonances universelles. De la pierre romane à une tapisserie de Chagall, des fresques de Giotto aux Peintures Noires de Goya, de l’imaginaire du sculpteur au peintre qui pose les couleurs, ces visages d’hommes et de femmes aux multiples caractères, ces animaux réalistes ou fantastiques, tissent au fil des spectacles leur trame vivante et secrète.

Parfois sans antécédents, ils semblent pourtant quelquefois surgis du passé et continuent d’engendrer la même appréhension. Non par ce qu’ils offrent à voir, mais par ce qu’ils donnent à ressentir. La raison n’a toujours pas de prise sur les émotions qu’ils font surgir de l’inconscient. Animaux fantastiques, dragons, guerriers, visages d’hommes et de femmes aux multiples caractères, leur extraordinaire diversité tisse à travers le temps sa trame secrète et vivante, comme un fil tendu qui fulgure en lignes brisées de spectacle en spectacle. L’Arche de Noé dispose aujourd’hui d’une collection unique de masques et de personnages qu’elle présente régulièrement sous forme d’expositions dans une scénographie originale intitulée “Masques en scène”.

Masques réalisés à Carthage dans le théâtre antique d’après les amulettes phéniciennes, pour le spectacle d’ouverture du Festival .